avec Marc VINCENT / ARTEFACTDANSE

danse
EXOTES

EXOTES

Création 2011 - Montpellier

 

EXOTES (extrait)

Espace Gely - octobre 2011

interprètes : mira kang, claire malchrowicz, stephanie pignon

Son : N.Losson/F.Krouchi - Lumière : S.Garrot/R.Vincent

image : Bruno Jocteur

CHIASMES

CHIASMES

Installation de Christophe Loyer et Marc Vincent

Résidence de création Théâtre de « La Parole Errante » d’Armand Gatti à Montreuil - 2011.

CHIASMES se présente comme une "chambre noire", c'est à dire à la fois une architecture et un dispositif optique. Cette camera obscura est hantée par une présence. On l'entrevoit depuis l'extérieur à travers des fissures dans les parois. Lorsqu'on pénètre à l'intérieur on la retrouve, mais elle est maintenant à l'extérieur et vient nous épier derrière les fenêtres étroites et nombreuses qui nous entourent. Une peau sépare ici deux espaces et cette peau n'est pas étanche. Lorsqu'on passe de l'une de ses faces à l'autre, ce qu'on découvre ne coïncide pas avec ce qu'on était en droit d'attendre : l'intérieur est devenu l'extérieur d'un ex-extérieur qui se donne maintenant comme intérieur...

La partition sonore est établie à partir d'une fréquence de 76 Hz dont la longueur de l'onde correspond à un côté du cube (4m50), enrichie de ses harmoniques, et d'un carillon construit par Christophe Loyer, sur une gamme formée d'une succession régulière de tons et de demi-tons (appelée aussi mode à transpositions limités). Deux espaces d'écoute sont activés : à l'extérieur du cube la gamme évolue dans une extrème lenteur, chaque résonnance pouvant atteindre jusqu'à deux minutes. A cet effet de pleinitude et de rondeur, viennent s'ajouter par contraste, depuis l'intérieur, de "petits sons", de l'ordre du souffle, montés à l'image et spatialisés, diffusés sur les quatres haut-parleurs basse qualité des vidéo-projecteurs.

http://sites.google.com/site/artefactdanse/
http://christopheloyer.net/

CHIASMES - La Parole Errante - Montreuil
LA MORSURE DE L'ICEBERG

LA MORSURE DE L'ICEBERG

chorégraphie
Montpellier - création 2009

Pièce chorégraphique pour 8 danseurs

musique :  Collectif OTO (Nicolas Losson et Floy Krouchi)

La musique, élaborée collectivement, repose, en acte, sur une circulation de l'écoute autour des deux grands thèmes fixés par la chorégraphie : anthropophagie et transparence. Le travail consiste dans la mise en place progressive d'une partition de gestes dont les combinaisons ont été éprouvées dans la répétition : combinaisons de sons, combinaisons de mouvements, combinaisons de niveaux. Cette partition de gestes est le premier niveau d'une composition à venir. Elle la prépare.

Morsure - extrait n°1 (4:42)

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Morsure - extrait n°2 (8:21)

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Morsure - extrait n°3 (7:46)

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Le choix des sons repose sur les critères de la musique acousmatique. Ces sons doivent pouvoir circuler en temps réel dans les systèmes de chacun des musiciens (transparents). Ainsi peuvent-ils être détournés, par mixage en direct, et ou "digérés" par l'un ou l'autre des musiciens(anthropophages).

Le choix des volumes, leur localisation dans l'espace, la durée de vie des sons doivent toujours pouvoir être remis en question par les musiciens. Par exemple un passage massif et de forte intensité peut très bien venir dévorer un autre plus ténu et plus fin. Un mouvement rythmique, isolé et minuscule dans l'espace doit pouvoir disparaître derrière une trame spectrale explorant toute la profondeur de l'espace.

Le thème de la transparence nous invite plutôt à explorer la qualité diaphane des sons. Celui de l'anthropophagie nous renvoie d’avantage à des effets de masquages entre les sons.

La musique vise à créer son propre espace. En ce sens, elle est autonome par rapport à la danse. Pour autant, spatialisée dans un orchestre de huit haut-parleurs, elle vient, comme la danse, du seul espace de la scène.

http://sites.google.com/site/artefactdanse/la-morsure-de-l-iceberg-1  

DOUBLE DEUX

DOUBLE DEUX

Il n'y a rien / L'homme absent mais tout entier dans l'espace
Montpellier - Chapelle Gely

création 2008

chorégraphie : Marc Vincent - Patrick Harlay

musique : François Richomme - Nicolas Losson

Disparition (version fixée) - (11:15)

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"Double Deux" est un diptyque dont chaque volet présente le travail d'un danseur et d'un musicien. La disparition est le thème d'investigation de la compagnie depuis sa résidence à l'Athanor (Albi) et ses premiers chantiers qui remontent à 2004.

Pour "Il n'y a rien", l'espace est traversé par un ensemble de sons spécifiquement choisis et formés pour la pièce. Le chemin chorégraphique emprunté par Marc Vincent et dont je me suis inspiré m'a conduit assez évidemment vers une matière sonore transparente répondant elle aussi au même mouvement de disparition et d'effacement. Les sons sont fixés mais constamment "rejoués" dans le temps dansé, sur le mode d'un dialogue avec Patrick Harlay, dans le temps partagé de la représentation. L'espace sonore se construit au présent puisque chaque son est écrit au moment de sa diffusion par un petit orchestre de haut-parleurs. Tantôt localisé, tantôt partout, un même son peut vivre différemment dans l'espace et bien que réexposé à l'identique, dessiner une nouvelle trajectoire, ouvrir une nouvelle perspective. C'est finalement un espace indéterminé et dynamique qui est proposé au danseur, tissé d'impacts, de masses, de trames, connus de lui, mais dont il ne sais pas à quel moment ils vont surgir, ni où, ni à quel volume, et pour quelle durée.